Mino DC: nocturne samedi 14 septembre à la déchethèque du grand moiré!

samedi 14 septembre pour les journées du patrimoine à la déchethèque de Mino D.C

     

 à partir de 21h

habillage sonore DJ Bosstoo

sur des éclairages magicfluos de Mino D.C

à 22h

projection en extérieur de »mino’s décheteck » de Jérôme Marichy,

et de « mino est génial » de Sylvain Bossard,

pensez à réserver au 05 49 69 74 84

et amenez votre lampe de poche et une petite laine pour la soirée!

Balthazar Forcalquier : Mino révèle des mondes

http://sapristibalthazar.over-blog.com/article-mino-revele-des-mondes-119494652.html

Texte et photos: Balthazar Forcalquier 

Une fugue pour accompagner cette exploration, une fugue, bien sûr

Mino DC est un artiste, un vrai, rien à voir avec ceux qui papillonnent quelques semaines et pondent une « œuvre » en pontifiant. Non, lui, il se frotte depuis des lustres aux tourments de la création, et je ne serais pas très étonné d’apprendre qu’il y a laissé, parfois, un peu de sa propre viande.
 
Mino expose des photos en ce moment au « Trompe Souris Café» link, jusqu’à la fin du mois d’août. C’est beau, émouvant, rare.
 
La technique n’est pas infernale : il photographie des « trucs » dans son jardin, ou bien dans sa cuisine. Il sature les couleurs. Il imprime les images et les plastifient. Voilà la manière dont il s’explique sans barguigner avec une sorte de fraîcheur juvénile et une volubilité candide.
Ces images mènent alors une vie indépendante d’une somptueuse richesse.
 
Les assises en contreplaqué de chaises d’école abandonnées au temps s’ouvrent en feuilles comme des aurores boréales palpitantes ou les plis compliqués des végétaux exotiques luxuriants et vénéneux .
 
  
Des tâches de peinture semblent des amas de constellations, des nurseries moelleuses d’étoiles, des mondes lointains et doux qui inventent leur propre lumière.
 
 
Des feuilles tombées au sol se racornissent comme de vieux cuirs ou bien font penser à ces vallées solitaires que des caméras automatiques nous envoient de Mars.
 
Une planche lardée de coups de cutter, qui a subi les assauts de l’artiste en partance pour d’autres créations anciennes, restitue à sa façon de rugueux souvenirs, hésitants, amples : ce sont les cicatrices de doutes, d’envolées et de lutte.
 
 
Le drapée d’une bâche plastique emprunte sa fluidité à un friselis d’eau, mais un friselis qui serait sous acide et se parerait de teintes fluo et d’ondulations extravagantes.
 
 
Un fond de graisse dans une poêle nous envoie un message codé, éminemment gracieux, avec des nuances de couleurs que seule la nature ose toujours avec une audace et une délicatesse stupéfiantes.
 
 
 
Chaque tableau est composé de plusieurs images qui se répondent, apportent un contrepoint, « c’est mon côté Pop Art »dit humblement l’immodeste Mino. C’est aussi l’expression d’une connaissance fine des nuances et des unions de teintes qui ne s’apprend nulle part ailleurs que dans l’atelier. En ce sens encore Mino est un artiste qui a fait des milliers de gammes pour parvenir à maîtriser les règles infernales, certes impérieuses mais aussi nécessairement inspirées, de l’harmonie et des fugues.
 
Son ami JJ Bosstoo accompagne cette exposition d’une matière sonore composée de cliquetis, murmures, chuchotis d’outils, chocs, interjections, bavardages d’oiseau et souffles. On ne pouvait rêver meilleure escorte pour entrer dans cet univers.
Entrée gratuite.
  
Mino DC 12, rue du lavoir,79600 Airvault.
Voir aussi
Mino se masque et se dévoile http://www.youtube.com/watch?v=UocLRExPgcg

Mino DC: La Nouvelle République: La déchethèque : de l’art contemporain

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/communes/Airvault/n/Contenus/Articles/2013/07/29/La-dechetheque-de-l-art-contemporain-1563466

29/07/2013 05:34
Mino devant son « mur de pompes ».

 
Mino devant son « mur de pompes ».
A l’arrivée dans ce paysage, c’est une ambiance sonore qui emporte les oreilles. Le regard est perturbé : où regarder et comment regarder ? L’artiste apparaît et tout prend vie, se raccorde et se raconte. L’ex-chanteur de rock du groupe « Raticide » dévoile son jardin, ses œuvres, ses déchets. « Chaque pièce ici a une histoire avec moi, le mur de pompes utilise toutes mes chaussures de scène » dévoile Mino. Art contemporain, art naïf, art populaire ? Tout se confond dans un vacarme artistique. Mino est dans sa déchethèque : chaque objet, épluchure, feuille de plastique a un vécu. Il connaît chacun et nourrit dans sa tête une petite fiche comme en médiathèque : date de production, utilisation, de mise en déchethèque… Les œuvres sont en évolution constante, vivantes par les affres du temps qui les transforment.

Les sculptures naissent et meurent
Ses voisins l’acceptent bien comme ça et s’intéressent à son travail. Les enfants l’ont surnommé « Monsieur Coccinelle » en référence à une de ses pièces visible de la rue. Depuis 1980 qu’il s’est installé au Grand Moiré, son travail de création évolue et est en perpétuel mouvement.
Des œuvres à entendre par des installations sonores ou par la volonté du vent. Inépuisable, Mino embarque et transforme son monde et les objets qui le peuplent.

Visite gratuite sur rendez-vous uniquement 05.49.69.74.84 ateliermino.free.fr