Interzone Editions: Seconde édition du « Séminaire de Sémantique Générale 1937 » d’Alfred Korzybski

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage… ». C’est le lot du traducteur, qui, au hasard d’une relecture, tombe sur une coquille oubliée, ou une formulation maladroite, et dont le travail n’est jamais terminé en ce sens où il peut toujours être amélioré. Depuis le dépôt légal de la première publication en juillet 2008 j’ai effectué un ensemble de modifications, si bien que celle-ci est dépassée.

Cette seconde édition est augmentée d’une deuxième préface, des lettres de Charlotte READ et de Laura BERTONE, d’un glossaire des termes de sémantique générale, et de schémas sur le différentiel structurel et la démarche scientifique. Elle contient 153 pages.

L’impression est réalisée sur bristol 160 gr, au format A4, la reliure a été renforcée et j’étudie actuellement les possibilités d’une couverture plastifiée.

ISBN 979-10-94889-01-5 (2018)

Isabelle Aubert-Baudron

Page dans le site d’Interzone Editions – Acheter le livre – Notice dans le catalogue de la BNFContact

William Burroughs: ‘Don’t Hide The Madness’ – William S. Burroughs in conversation with Allen Ginsberg.

https://www.facebook.com/Burroughs100/

New book release ‘Don’t Hide The Madness’ – William S. Burroughs in conversation with Allen Ginsberg.Coming out next week ( on Tuesday) – and much anticipated – Don’t Hide The Madness – William S Burroughs in Conversation with Allen Ginsberg., from 1992, a documentary record of the meeting of two great minds.

More at  https://allenginsberg.org/2018/10/sat-oct-13-dont-hide-the-madness/

Monsieur B: les pronoms – Enquête sur « des voix dans la tête »

http://www.interzoneeditions.net/MonsieurB.htm

© Isabelle AUBERT-BAUDRON

Extrait de « Psychiatrie : le Carrefour des impasses »

à paraître chez Interzone Editions

(La retranscription de l’enregistrement contenue dans ce chapitre a été réalisée pour la première fois en anglais, en 1982, pour William Burroughs, qui s’intéressait aux discours des schizophrènes entendant des voix dans leurs tête, et effectuait une recherche sur les voix enregistrées par Constantin Raudive et les travaux de Julian Jaynes sur l’esprit bicaméral: voir les chapitres Ça appartient aux concombres : au sujet des voix enregistrées de Raudive, Essais, tome I, 1981, et Freud et l’inconscient, Essais, tome II, 1984, Christian Bourgois Editeur.)

            Monsieur B était un homme d’une cinquantaine d’années. De taille moyenne, il était vêtu au fil des ans d’une veste chinée défraîchie à dominance beige et de pantalons de costume dépareillés. Ses cheveux gris clairsemés étaient coiffés en arrière. Il portait souvent, été comme hiver, un feutre marron.

            Il était arrivé à l’hôpital dès l’ouverture de ce dernier, flanqué de l’étiquette de schizophrène. L’asile départemental où il était interné depuis une quinzaine d’années l’avait transféré dans le cadre de la sectorisation pour qu’il soit rapproché de sa famille. Il avait en effet une femme et deux filles qui habitaient dans les environs, mais n’avaient jamais donné signe de vie depuis son arrivée.

            Les premiers temps, l’hôpital étant ouvert, il avait tenté quelques promenades à pied jusqu’à la ville, promenades qu’il agrémentait d’une halte dans un café pour y boire un verre de vin. A son retour dans le service, il se reprochait tellement son attrait pour les boissons alcoolisées, bien qu’il n’eût jamais bu au point d’être ivre, qu’il mit un terme à ses sorties.

            Depuis, il se cantonnait dans l’enceinte de l’hôpital. Les jours de beau temps, il allait prendre le soleil sur le parking. Ses activités se bornaient à la fréquentation de la cafétéria et à la rédaction de quelques rares articles destinés au journal intérieur à l’établissement dont il gardait précieusement un exemplaire de chaque numéro dans sa chambre. Il en possédait la collection complète. Il finit par interrompre cette occupation et, s’il continuait à acheter le journal, il en cessa la lecture, disant que, comme il ne lisait pas tous les articles, il redoutait la vengeance de ceux qu’il négligeait, leur attribuant une vie et une volonté propre.

            Sa propension à boire du café avait engendré entre le personnel et lui des relations basées sur le contrôle de sa consommation de cette boisson. Comme d’autres hospitalisés, il l’utilisait pour combattre les effets de ses médicaments et emplissait généralement son bol d’une quantité de café égale sinon supérieure au volume d’eau. Devant les limites qui lui étaient posées, il réagissait par de faibles protestations, puis s’en allait en marmonnant, l’air résigné, regagnant sa chambre ou le radiateur du service auquel il s’adossait, observant les allées et venues et chantonnant de temps à autres. Sa discrétion et sa docilité en avaient fait un des oubliés du service. Ses relations avec les psychiatres se bornaient à une poignée de main quotidienne.

            Il entretenait avec les autres hospitalisés des contacts la plupart du temps courtois; avec certains il évoquait son passé dans l’armée, la deuxième guerre mondiale qui l’avait entraîné en Allemagne puis en Tunisie, bien avant ses premières relations avec la psychiatrie. Il ne supportait cependant pas que d’autres outrepassent les limites qui lui étaient fixées en matière de consommation de café et n’hésitait pas à dénoncer les éventuels goulus au personnel présent, adoptant la mimique d’un enfant cafteur : « Monsieur, il y a Untel qui boit tout le pot de café dans la cuisine! »

            Monsieur B était un homme poli, déférent même. A l’égard du personnel il adoptait l’attitude du subalterne devant son supérieur hiérarchique, la tête penchée en avant, le regard rivé au sol, n’omettant jamais de terminer ses phrases par un respectueux « Monsieur » ou « Madame ».

            Des petits faits de la vie courante, qui paraîtraient insignifiants à la plupart des gens, tenaient pour lui une grande importance. Fumeur, il lui arrivait de solliciter ou de donner du feu. A chaque fois il notait scrupuleusement sur un petit carnet le nom de la personne avec qui il avait eu cet échange et lui en rendait compte régulièrement : « Vous me devez, ou, je vous dois X fois du feu. » Quand son interlocuteur s’en étonnait, il répondait en disant que le fait de donner du feu n’était pas négligeable, qu’un sou est un sou, que les bons comptes font les bons amis et qu’il ne voulait pas devoir quoi que ce soit à quiconque.

            Il passait ses journées à réfléchir et à observer. Il s’exprimait peu. Je l’entendis une fois parler de son épouse. Il n’avait jamais cessé de l’aimer et, bien que très peiné du fait  qu’elle ne lui donne pas de nouvelle, il l’en excusait,  attribuant son silence à sa maladie : « Je ne suis qu’un pauvre fou. », disait-il. Il avait recouvert les murs de sa chambre de phrases écrites au crayon de papier dédiées à sa femme : « J’aime plus que plus que des trilliards de fois Madame B. » Un jour elle demanda le divorce et l’obtint, sans avoir revu son mari.

            Monsieur B. s’était retiré du monde des vivants et les propositions qui lui étaient faites de promenades ou de sorties au cinéma se heurtaient immanquablement à un refus : « Non, madame, je ne peux pas y aller, mes pronoms ne sont pas d’accord. » Je tentai plusieurs fois d’en savoir plus, lui demandant des explications sur ces mystérieux pronoms, sans succès. Il bredouillait alors quelques phrases inaudibles et s’en allait en chantonnant, coupant court à la conversation. Aucun soignant ne savait exactement ce qu’ils représentaient pour lui, si ce n’est qu’ils semblaient jouer un rôle négatif. Un jour, alors que je lui présentais ses médicaments, il me dit : « Ce n’est pas moi qu’il faut soigner, madame, ce sont mes pronoms. » Puis il s’éloigna, l’air préoccupé.

            J’aimais bien Monsieur B.. J’appréciais sa courtoisie et m’efforçais de m’adresser à lui avec une égale politesse. Quant aux limites que ma fonction d’infirmière m’intimait de lui poser, je les lui expliquais en prenant en compte son état de santé. Bien que peu convaincu, il était content que je mette les formes et répondait en hochant la tête, l’air résigné : « Je comprends, madame, je comprends. » Quand je prenais mon travail, il quittait son radiateur pour venir me donner une poignée de main et, soulevant son chapeau de l’autre, il ne manquait pas d’accompagner son salut d’une révérence que je lui rendais. Son visage s’animait alors d’une expression de connivence amusée. Après plusieurs années, nous entretenions des relations tacites de respect mutuel et de complicité.

            De temps en temps, il venait dans le bureau le soir après le dîner alors que je compulsais ou remplissais des dossiers et que les autres personnes étaient couchées ou regardaient la télévision. Il s’asseyait et, échangeant parfois quelques mots de l’ordre du passe-temps, passait une heure en ma compagnie. Je lui proposai de profiter de cette heure creuse pour discuter un moment  avec lui comme il m’arrivait de le faire avec d’autres hospitalisés, et lui dis que je me tenais à sa disposition au cas où il désirerait m’entretenir de sujets qui lui tenaient à cœur.

            Un beau soir, il entra dans le bureau et, de son ton de rapporteur, il dit : « Madame, il y a un de mes pronoms qui ne veut pas croire que le pape est polonais. » C’était la première fois qu’il me demandait d’intervenir dans son domaine. Je décidai de jouer le jeu et, rentrant dans le rôle de l’inspecteur  recueillant la déposition du plaignant, je résolus d’enquêter sur les fameux pronoms. J’enclenchai le magnétophone que je portais avec moi de temps en temps. La conversation qui suit est la fidèle retranscription du dialogue que nous eûmes alors. C’est, à ma connaissance, la première fois que Monsieur B. accepta de livrer des explications détaillées sur ce qu’il vivait et de dresser une carte de son territoire intérieur.

* * *

Monsieur B : les pronoms

(en raison de la longueur de la retranscription de l’enregistrement, lire la suite dans le site d’Interzone Editions)

Isabelle Aubert-Baudron: Révision de « De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité »

©Jean-Louis Baudron: Le Monolithe Intraduisible 260518

L’article De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité », (2013 et 2014), a été revu, et mis en ligne en pdf dans le site d’Interzone Editions à http://www.interzoneeditions.net/Delamanipulationdessymboles.pdf
© Isabelle Aubert-Baudron.

José Altimiras, Etienne Rouziès: UN TICKET POUR UN TRAM

VOIX éditions

http://www.voixeditions.com

 José a encore sévi, à travers cette BD dans laquelle il nous fait voyager à bord du tram dans le Perpignan de la deuxième moitié du XXème siècle. Ce circuit touristique est commenté, sous la plume d’Etienne Rouziès, par deux voyageurs dont je me garderai de vous dévoiler l’identité. Vous la découvrirez à travers cet album, publié par Richard Meier chez Voix Editions.
D’autres BD de José Altimiras chez Interzone Editions:
Le Taxidermiste (versions française, anglaise et néerlandaise), textes de François Darnaudet, adapté du roman Le Taxidermiste (François Darnaudet & Thierry Daurel),
Central Hôtel, texte de Guy Marcenac, d’après le roman Les  Clients du Central Hôtel, d’André Héléna.
I. Aubert-Baudron
Un ticket pour un tram – José Altimiras, Etienne Rouziès
Un ticket pour un tram – Quatrième de couverture

Lenka Lente: Au courrier : Du piano-épave / The Well-Weathered Piano de Ross Bolleter !

parution à paraître déjà paru

ROSS BOLLETER

DU PIANO-ÉPAVE

THE WELL WEATHERED PIANO

LENKA LENTE – 26 OCTOBRE 2017
LIVRE FRANÇAIS / ENGLISH
234 PAGES
15 X 19,5 CM
ISBN : 979-10-94601-17-4
20 EUROS

LIRE LES 17 PREMIÈRES PAGES > http://www.lespressesdureel.com/PDF/5901.pdf

VOIR DES PHOTOS > https://augrisliclandestin.tumblr.com/post/166104768832/ross-bolleter-du-piano-%C3%A9pave-the

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

Lenka Lente: paraître : Du piano-épave de Ross Bolleter. Dernières parutions : Premier bruit Trente-six échos + Billy & Betty

parution à paraître déjà paru

ROSS BOLLETER

DU PIANO-ÉPAVE

THE WELL WEATHERED PIANO

LENKA LENTE – 26 OCTOBRE 2017

LIVRE FRANÇAIS / ENGLISH
220 PAGES
15 X 19,5 CM
ISBN : 979-10-94601-17-4
20 EUROS (PORT OFFERT) 

GUILLAUME BELHOMME

PREMIER BRUIT TRENTE-SIX ECHOS

LENKA LENTE – 8 SEPTEMBRE 2017
MINI FANZINE PHOTOCOPIÉ & AGRAFÉ
22 PAGES
10,5 X 14,8 CM
ISBN : 979-10-94601-17-4
5 EUROS
TWIGGS JAMESON
BILLY & BETTY
LENKA LENTE – JUILLET 2017
14 EUROS (PORT OFFERT)
 
L’un des livres de chevet de Steven Stapleton enfin réédité en français !

Édition d’après la traduction de Jean-François. Avec onze illustrations originales de Bélom.

http://www.lenkalente.com/product/billy-betty-de-twiggs-Jameson

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES http://www.lenkalente.com/   ◆   http://www.twitter.com/lenkalente