Isabelle Aubert-Baudron: Révision de « De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité »

©Jean-Louis Baudron: Le Monolithe Intraduisible 260518

L’article De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité », (2013 et 2014), a été revu, et mis en ligne en pdf dans le site d’Interzone Editions à http://www.interzoneeditions.net/Delamanipulationdessymboles.pdf
© Isabelle Aubert-Baudron.

Editions Lenka Lente: Apocalypse Rose de Charles Plymell / Apocalypse Rose de Bill Nace

http://www.lenkalente.com/product/apocalypse-rose-de-charles-plymell-apocalypse-rose-de-bill-nace

9.00

Disponible
Image of Apocalypse Rose de Charles Plymell / Apocalypse Rose de Bill Nace

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CHARLES PLYMELL
ROSE DE L’APOCALYPSE / APOCALYPSE ROSE
BILL NACE
APOCALYPSE ROSE
LENKA LENTE – 10 JANVIER 2016LIVRE + CD
EDITION BILINGUE / BILINGUAL EDITION
44 PAGES
10 X 15,5 CM
ISBN : 979-10-94601-02-0Publié pour la première fois en 1966 dans le City Lights Journal, ce poème électrique de Charles Plymell est ici présenté dans une édition française établie d’après la traduction de Jean-Marie Flémal. On trouvera aussi dans ce livre la version originale d’Apocalypse Rose et, sur le disque qui l’accompagne, la musique que sa lecture a inspirée à Bill Nace.
Écrivain, poète et éditeur, Charles Plymell est né dans le Kansas en 1935. Surnommé The original hipster, il a frayé à San Francisco avec la Beat Generation avant de partir faire le tour du monde. Il habite aujourd’hui Cherry Valley, où il anime les éditions du même nom.Musicien, artiste plastique et éditeur, Bill Nace fait notamment entendre sa guitare dans Body/Head, projet qu’il emmène avec Kim Gordon depuis 2011. De Northampton, il dirige le label discographique Open Mouth.

A.D. Winans: BLOOD MOON BLUES

Strange this trip back in time
Not with flesh and blood
But in disguise of words
The muscles the cells changing
Dying and yet somehow surviving
Traveling through a warped time tunnel
Through an origin you cannot remember
Because there is no you to remember it
Walking behind my shadow
Shedding the years like
A burlesque dancer sheds her clothes
 .
I who have never called myself a poet
Never clothed myself in consonants
Vowels similes or metaphors
Yet planting the words on the page
Like a florist prepares a bridal banquet
A tender arrangement of flesh and bone
At war with the demons who leave behind
A Custer massacre of words
 .
Approaching eighty I race the clock like
a hungry dog sniffs a gourmet meal
Left feeling like the last sentinel
The last paying customer
At the last movie show
.
All these years an explorer
Set out to discoverer a new world
Blindfolded without map or compass
.
The Holy Grail a shameless slut
Plays the role of a gypsy fortune teller
Spits out bits and pieces of the puzzle
The poems arrive like
A migration of birds
Poems mated with a full blood moon
Left cooking these strange images
Like a fry cook sweating over
A greasy grill
.
Waking at three in the morning
With half-remembered dreams
My eyes a heat-seeking missile
Honing in for an invisible kill
Feeling like a junkie overcome
With tremors
A matador waving a red flag
In the face of a raging bull
A blind man tapping
Into raw emotion
.

France Culture: Beat Hôtel

http://www.franceculture.fr/emission-l-heure-du-documentaire-beat-hotel-2015-08-12

54 minutes

Beat Hôtel

Enregistrement

12.08.2015 – 17:00

 Plaque du Beat Hotel © Radio France

Le 15 octobre 1957, Allen Ginsberg et Peter Orlovsky se présentaient à l’accueil d’un hôtel sans nom situé 9, rue Gît-le-Cœur, à deux pas du Quartier Latin. Madame Rachou les reçut. Veuve depuis l’accident de voiture de son mari survenu un an auparavant, elle tenait un établissement miteux, notoirement infesté de rongeurs, mais qui quelques mois plus tôt avait accueilli un auteur en rupture de ban avec l’Amérique raciste : Chester Himes.

Depuis le rachat de cette pension de quarante-deux chambres en 1933, les époux Rachou n’avaient pas effectué de travaux. Au 9, rue Gît-le-cœur, le confort était spartiate. Le système électrique défectueux. Les toilettes à la turque situées sur le palier. Les fenêtres des chambres donnaient sur la cage d’escalier. Une seule baignoire disponible. Et encore. L’eau chaude n’y était dispensée que trois fois par semaine. Aussi, l’établissement comportait un bistrot. Le café y était servi contre quarante centimes. La nuit, elle, était facturée un dollar.

Madame Rachou n’était pas regardante sur les mœurs de ses pensionnaires, pas plus qu’elle n’était à cheval sur les dates du paiement. Une ardoise s’effaçait en échange d’un manuscrit original. Ou bien d’une toile. Car cette femme « sympathique » était une amie des arts. Des décennies plus tôt, alors qu’elle vivait en ménage à Giverny, elle avait travaillé au sein d’une pension par laquelle étaient passés Monet et Pissarro. Alors…

Alors Ginsberg et sa dégaine de prophète sur la paille ? Bienvenue! Bien sûr, parions qu’elle ignorait tout des attaques pour « obscénités » dont son pensionnaire avait précédemment fait l’objet, Madame Rachou. Comme elle ferma les yeux sur les « activités » et les mœurs de la clique beat qui rejoignit Ginsberg dans son hôtel, dès 1958. Parmi elle, William Burroughs, fraîchement débarqué de Tanger, encore marqué par sa plongée dans l’héroïne s’installe dans la chambre n°23 du 9, rue Gît-le-cœur un 16 janvier. C’est là qu’il termine Le Festin Nu.

Tandis qu’autour de lui, Greg Corso rédigeait The Bomb, que Ted Joans élaborait la fresque The Chick Who feels off a Rhino ;  l’hôtel était le théâtre d’une formidable agitation artistique, mais aussi de mœurs particulières, Madame Rachou voyait au quotidien ses pensionnaires déguenillés écrire une étape de l’une des plus fiévreuses aventures artistiques du XXe siècle.

Avec : Catherine Marthely  

A travers un entretien réalisé avec l’écrivain Gérard-Georges Lemaire

 Ce docu-fiction retrace l’épopée du Beat Hôtel par la voix d’un témoin anonyme de ces années durant lesquelles les principales figures de la Beat Generation vécurent à Paris, et – pour certains – y créèrent plusieurs de leurs œuvres maîtresses.

Thème(s) : Information| Littérature Etrangère| Société| beat generation| William Burroughs| Allen Ginsberg

Lien(s)

La Beat Génération

Document(s)

 Kaddish : Allen Ginsberg, Bourgois,

 Le festin nu : William Burroughs , L »imaginaire,

 Beat generation, une anthologie : Gérard-Georges Lemaire , Al Dante,

 The Beat Hotel : Ginsberg, Burroughs, Corso in Paris, 1958-1963  : Barry Miles , Grove press,

 Beat Generation : Collectif Night and Day

En ces lieux… des livres 2015

Pour la quatrième année, Interzone Editions était à la manifestation littéraire En ces lieux… des livres, qui s’est tenu le 26 juillet à Loudun. Beau temps, quoi que frisquet le matin, jardin magnifique, hébergeuse charmante, ambiance sympa, rencontres intéressantes.

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