Interzone Editions: Michel Aubert: Train sanitaire 529-Voyage en zone libre

http://www.interzoneeditions.net/train_sanitaire.htm

Retranscription: Isabelle AUBERT

Édition illustrée, imprimée sur bristol.

ISBN: 979-10-94889-02-2

Dépôt légal: juin 2019

Prix: 7 €

Édition électronique PDF gratuite

Format: 21 x 29,7 cm

22 pages

Ramuntcho Matta: INTIMATTA

http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/37784_1
Chili, France | 2012 | 119 minutes | HD

Un film de Ramuntcho Matta

« Intimatta » est un objet cinématographique propre à la sphère Matta, qui relève de son monde et de rien d’autre, ouvert à tout ce qu’on voudra bien y projeter. Le projet n’est pas un documentaire mais bien un film d’artiste sur Roberto Matta reposant sur les archives vidéos tournées par son fils Ramuntcho Matta, directeur du projet, et sur des interviews de personnalités contemporaines ayant bien connu Roberto Matta. À l’âge de 80 ans, Matta a senti la nécessité de transmettre les clefs de son parcours et a ainsi créé un espace d’échange entre lui et le plus jeune de ses fils alors en âge d’être son petit-fils, Ramuntcho. Une relation d’autant plus intime que Matta avait déjà perdu deux de ses fils : Batan qui s’est suicidé en 1975, et son frère jumeau, Gordon Matta-Clark, mort d’un cancer en 1978. Ainsi Ramuntcho a commencé dès les années 80 à filmer chaque rencontre avec son père avec comme fil conducteur : comment transmettre les outils afin qu’une personne puisse devenir son propre père. La transmission a toujours été au centre de la philosophie Matta. Ce qui lui a permis de développer des relations très privilégiées avec entre autres : Garcia Lorca, Le Corbusier, Victor Brauner, Salvador Dali, André Breton, Marcel Duchamp… pour pouvoir être ensuite un passeur de ces connaissances, un véritable principe de vie et de responsabilité pour Matta : plutôt que de cacher ses secrets de création, il ouvre ses ateliers aux autres artistes, créant ainsi un véritable vent « inspirationnel » pour Jackson Pollock, Willhem de Kooning, Fahlström, Jörn… Grâce à des douzaines de cassettes vidéos de Roberto Matta en train de peindre, de parler, de se promener et même de dormir, tournées entre 1986 et 2000, à travers ses carnets de notes, ses lettres, les cartes postales et les cadeaux qu’il envoyait à ses amis et sa famille, « Intimatta » nous donne à voir une façon de penser. À partir de ce matériel inédit, « Intimatta » nous plonge dans le monde créatif et intime de l’artiste tout en soulevant des questions universelles sur la transmission, la paternité, l’intimité en partage

Thématique
Intimatta

© SometimeStudio

1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ramuntcho Matta

IMAGE

Rodrigo Aviles

SON

Pauline Broquet

MONTAGE

Danielle Fillios

PRODUCTION / DIFFUSION

SometimeStudio, GFilms

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

SometimeStudio, ADAV, La Maison du doc, Les Films du paradoxe

COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Catalogue des vidéos à la demande

Distributeur(s) :

SometimeStudio

DVD en vente sur :

Les Films du paradoxe

DVD en vente sur :

Les Films du paradoxe

[cinemaginaire] 19 MAI – 2 JUIN 2019 / 34e FESTIVAL CINEMA / RENCONTRES CINEMAGINAIRE / ARGELES SUR MER

du 29 mai au 2 juin 2019
prologue le samedi 18 mai 2019

Cinéma Jaurès – 66 Argelès sur Mer

34e édition du festival

> RENCONTRES CINÉMAGINAIRE <
d’Argelès sur Mer
(Pyrénées Orientales)

Un festival de cinéma hors normes,
sans tapis rouge ni club de sponsors, sans paillettes ni vedettariat,
cinq jours de rencontres exceptionnelles, de temps forts, de plaisir en roue libre

Autour du film de Juan Gamero

VIVRE L’UTOPIE
des films rares, en avant-première et inédits, des longs métrages et une compétition de courts métrages,
des films de fiction, mais aussi des documentaires et des essais,
des invités singuliers, des buffets en terrasse, expo, musique et cinéma en plein air.

Un monde s’est écroulé en février 1939 pour les centaines de milliers de républicains espagnols contraints à l’exil,
après 3 années de lutte et de guerre, fuyant la terreur fasciste et passant la frontière pyrénéenne.
80 ans plus tard, qui s’en souvient encore ?
Et surtout qui se souvient de l’expérience libertaire vécue au quotidien en Catalogne et Aragon de 1936 à 1939.
Car jusqu’au bout, l’immense majorité n’a pas voulu dissocier : combattre le fascisme et vivre l’utopie.
Le film Vivre l’utopie témoigne de cette extraordinaire expérience autogestionnaire.

Et, à sa suite, la programmation du festival (fictions, documentaires, essais, courts et longs métrages),
va s’attacher à parcourir toutes sortes d’autres utopies, d’hier aujourd’hui et demain, ici ou ailleurs.

Quelques temps forts du festival

€ samedi 18 mai 21h
prologue dans le cadre du colloque Exode et Accueil
avant-première du film El Periple, en présence du réalisateur Mario Pons

mercredi 29 mai à partir de 18h30
Ouverture du festival et de l’exposition du Collectif Zarbo
Ce collectif d’une dizaine d’artistes toulousains travaille depuis un an à cette exposition exceptionnelle
autour de la Retirada et de l’Utopie.
Et grande soirée d’ouverture gratuite cinéma en plein air

samedi 1er juin
Compétition courts métrages en présence des réalisateurs

dimanche 2 juin 17h
Clôture avec un Ciné-Chanson exceptionnel dédié à François Béranger
film + repas + concert pour 20 euros
>> Places limitées : réservations fortement conseillées, déjà ouvertes au 04 68 08 22 16

… et bien d’autres pépites, raretés et avant-prmières à découvrir au fil du festival !

? Partenariats Festival
Amis de Cinémaginaire, ACCILR (Association des Cinémas et Circuits Itinérants du Languedoc Roussillon),
ACM (Agence du Court Métrage), GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche),
Festival de Cinéma de Girona, Association Nord/Sud Films.

Infos Festival
suivez l’actualisation de la programmation du festival sur
http://www.cinemaginaire.org / contact@cinemaginaire.org / tél : 04 68 08 22 16

 

Interzone Editions: Seconde édition du « Séminaire de Sémantique Générale 1937 » d’Alfred Korzybski

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage… ». C’est le lot du traducteur, qui, au hasard d’une relecture, tombe sur une coquille oubliée, ou une formulation maladroite, et dont le travail n’est jamais terminé en ce sens où il peut toujours être amélioré. Depuis le dépôt légal de la première publication en juillet 2008 j’ai effectué un ensemble de modifications, si bien que celle-ci est dépassée.

Cette seconde édition est augmentée d’une deuxième préface, des lettres de Charlotte READ et de Laura BERTONE, d’un glossaire des termes de sémantique générale, et de schémas sur le différentiel structurel et la démarche scientifique. Elle contient 153 pages.

L’impression est réalisée sur bristol 160 gr, au format A4, la reliure a été renforcée et j’étudie actuellement les possibilités d’une couverture plastifiée.

ISBN 979-10-94889-01-5 (2018)

Isabelle Aubert-Baudron

Page dans le site d’Interzone Editions – Acheter le livre – Notice dans le catalogue de la BNFContact

Interview de Michel Foucault par Nicole Brice, 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture

Par Nicole Brice, 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture.
Retranscription : Isabelle Baudron (1985)
Première publication:  Objectifs 5, Automne 1985.
A lire également sur l’histoire de la folie dans le site Gallica Mœurs intimes du passé…. Série 3 / docteur Cabanès
Auteur : Cabanès, Augustin (1862-1928).

Michel Foucault était un philosophe considéré comme un des intellectuels contemporains les plus marquants. Son œuvre, considérable, traite de la vérité, du savoir, de la morale et de la politique. Il a écrit également une « Histoire de la sexualité ». Il s’est engagé politiquement à côté de ceux que la société a marginalisés. Il s’est d’abord intéressé aux origines de la médecine, et en particulier de la psychiatrie. Son livre « Histoire de la Folie à l’Age Classique » en témoigne. Il nous en parle dans cet entretien avec Nicole Brice, qui date du 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture.

Suite de l’interview

Isabelle Aubert-Baudron: Tous bons en anglais ? Chiche !

Cliquer sur le l’image pour accéder à la grammaire.

Quand je suis arrivée en cours d’anglais à l’université en 1970, le professeur nous a tenu le discours suivant : « L’anglais est une langue facile comparée au français : vous devez apprendre le vocabulaire et la grammaire. Si vous appliquez la grammaire des manuels England, de Laffay et Kerst, (qui se trouvait à la fin des livres que nous avions alors en secondaire), vous pouvez passer l’agrégation. »

Dans les années quatre-vingt-dix, une collègue de travail me sollicita au sujet de son fils : scolarisé dans la région depuis l’année précédente, il venait d’un établissement dans lequel il avait étudié l’italien en première langue. Il était arrivé en quatrième dans un établissement où la première langue était l’anglais, et avait dû prendre le niveau d’enseignement en cours, sans posséder les bases indispensables enseignées en 6ème et en 5ème, avec deux ans de retard sur ses camarades. S’il était bon élève dans les autres matières, en revanche ses notes en anglais oscillaient autour de 4/20, et son professeur dans cette matière, qui l’avait pris en grippe, lui renvoyait l’image d’un élève nul pour tous les temps à venir et entendait utiliser ses notes pour justifier un redoublement de sa classe de troisième. Sa mère me demanda donc de lui donner un coup de main pour corriger ses exercices en cours, ce que j’acceptai.

Je fus d’emblée frappée par la pauvreté du matériel scolaire dont il disposait : aucun livre de référence solide concernant la grammaire ni le vocabulaire, des feuilles volantes fournies par l’établissement, mal polycopiées, parfois difficilement lisibles, avec des « textes à trous » que les élèves étaient censés remplir, des QCM avec des cases à cocher, exercices dont la compréhension nécessitait davantage de travail de réflexion sur leur sens exact et les attentes des rédacteurs de ces textes concernant les remplissages souhaités que sur la pratique écrite de la langue elle-même. Ces feuilles volantes, rangées à la hâte dans le cartable à la fin du cours, en sortaient bien souvent en fin de journée bouchonnées sous une masse de cahiers et de classeurs. Difficile de faire plus rebutant et dissuasif comme outils d’enseignement !

En plus de l’aide sur la correction des exercices, me souvenant des paroles de mon professeur d’université, je lui prêtai ma grammaire du lycée afin qu’il puisse disposer de l’ensemble des bases qui lui manquaient, et lui conseillai d’apprendre dix mots d’anglais par jour et de les revoir régulièrement, ce qu’il fit. Ses notes remontèrent, au grand étonnement de son professeur. Les deux dernières notes qu’il obtint à la fin de l’année furent un 15 et un 18 : dans ces conditions, ayant rattrapé le niveau de sa classe, la question d’un redoublement n’était plus d’actualité.

Je mets donc à la disposition des élèves désireux d’améliorer leur niveau d’anglais cette grammaire England. Certains termes français de grammaire ont été modifiés depuis, remplacés par d’autres, mais la langue anglaise n’a pas changé, ses règles sont restées identiques, quels que soient les termes utilisés en français pour les représenter par les responsables successifs des programmes scolaires. Même si les cartes, (les manuels scolaires), pour décrire le territoire (la langue anglaise) ont changé, le territoire est le même.

En ce qui concerne le vocabulaire, les élèves d’aujourd’hui disposent, en complément de leur dictionnaire, d’un outil précieux et plus rapide à consulter via internet à travers le site Reverso.

Indépendamment de l’enseignement scolaire, souvent rébarbatif en raison de son côté imposé et contraignant, trouver un correspondant dans un pays anglophone est motivant, car il permet d’utiliser l’anglais dans un contexte libre, pour partager des centres d’intérêts communs, tout en ouvrant sur les perspectives de voyages futurs. Communiquer avec eux via Skype permet de se familiariser avec l’anglais parlé. Ainsi il devient possible d’utiliser cette langue en fonction de ce à quoi elle est censée servir, pas uniquement parce que son enseignement est obligatoire et sanctionné par des notes, mais par intérêt personnel envers celle-ci, dans le but de communiquer avec des gens qui la parlent.

Il existe aujourd’hui une multitude d’outils et d’occasions pour utiliser l’anglais librement, que ce soit à travers l’étude de chansons écrites en anglais, les sous-titres sur YouTube, ou, plus prosaïquement, la compréhension des guides et manuels sur le maniement des blogs tels WordPress ou le matériel que nous achetons et qui n’ont pas été traduits en français.

Si vous avez une expérience négative de l’anglais dans le cadre de votre système scolaire, ne vous y arrêtez pas, ne la laissez pas vous parasiter. Ne vous identifiez pas aux images négatives de vous-même qu’il vous renvoie. Pensez à l’anglais en l’envisageant plus largement que dans ce contexte, à travers ce que la connaissance de cette langue pourrait vous apporter pour progresser dans un domaine qui vous intéresse. Considérez-la comme un outil qui peut vous ouvrir sur de nouveaux horizons. Ne limitez pas vos capacités et vos perspectives d’avenir aux seuls critères scolaires et à leurs limites : il y a les diplômes, mais également les compétences réelles. Saisissez-vous des outils pratiques à votre disposition qui vous permettront d’acquérir une meilleure connaissance de cette langue, utilisez-les par vous-mêmes, pour vous-même. Si vous le faites régulièrement, alors vous deviendrez bons en anglais, et vos notes s’amélioreront par voie de conséquence. Ce n’est pas une question d’argent (utilisez les outils gratuits à votre portée), simplement de volonté et de travail. Autrement dit, cela ne dépend que de vous.

Un truc pratique concernant l’usage de cette grammaire : elle est réalisée à partir d’un scannage, et est donc moins facile à manier qu’un document texte. Pour plus de facilité dans sa consultation, ouvrir le pdf dans deux fenêtres différentes, une sur la table des matières, une autre sur le contenu de la grammaire, ceci afin de ne pas avoir à remonter et descendre sans arrêt quand vous vous référez à la table en cherchant une règle en particulier.

Pour accéder à la grammaire 

C’est à vous! Bon courage et bonne chance !

Isabelle Aubert-Baudron