José Altimiras: LE TAXIDERMISTE

http://www.interzoneeditions.net/letaxidermiste.htm

LE TAXIDERMISTE – Vendredi 23 Août 2013

Un piètre dessinateur de province

© José Altimiras

 

José Altimiras et Isabelle Aubert-Baudron, Airvault, juillet 2012

            J’ai rencontré François Darnaudet, le co-auteur avec Daurel du TAXIDERMISTE, au cours d’une manifestation pacifiste contre la guerre quelque part dans le monde, puisque rares aujourd’hui sont les nations qui évoluent sans que trop de bombes n’explosent.

            Je suis venu grossir le flot des doux dingues de la province française ; je suis enclin à penser que les capitales soucieuses de promouvoir leur prestige aristo-culturel et la civilisation avec un grand « C » comme à Capitale, ville de tête, ne supportent guère les individus colportant une douce démence, qui plus est, dans une B.D. dont un des moteurs du scénario est la conservation permanente de jeunes femmes se ressemblant ceci pour qu’elles connaissent une jeunesse éternelle et qu’elles entretiennent le souvenir d’une première femme dont l’apparence corporelle a disparu. Le procédé technique pour ce faire mis en avant par Darnaudet-Daurel est la taxidermie. Une idée de doux dingue de province. Je ne connais pas Daurel.

            Darnaudet, le prof de maths (il y en a un dans l’histoire), que je n’ai pas vu depuis la dernière pluie, est toujours un doux dingue de province et deviendra le papi du polar noir de province comme je deviendrai le piètre papi de la B.D. de province ; je me fais un plaisir à répéter le « p » pour qu’on ne prenne pas ma plume pour du pipo.

            Dans le TAXIDERMISTE, il est question de volatiles, la visite du musée des sciences naturelles de Perpignan la nuit, à l’insu du gardien est à but pédagogique : comment conserver les animaux à plumes et à poils. Et à but scénaristique : commettre un vol, en l’occurrence une statue post-primitive, pour justifier des personnages qui justifieront une fin de récit en commettant un vraisemblable acte criminel.

            Cela se termine souvent par un crime, c’est la loi du genre. N’oublions pas que nous sommes dans le cadre d’un genre. Un polar, c’est un genre, la B.D. aussi. J’ai aussi accentué le trait, pour donner le caractère des provinces méridionales. Dans le TAXIDERMISTE, nous sommes dans le genre méridional, toujours à la recherche de l’ombre, car nous sommes écrasés par le soleil. Les bons moments sont ceux où l’on sirote un verre à la terrasse d’un café sous les platanes et qu’un vent léger vient rafraîchir votre front. Parfois, on se fait la conversation et la nuit s’égrène à pas feutrés. Suivez le chat.

            Suivez le chat, qui quoique maltraité, retombe sur ses pattes et trouve une place pour se reposer. Les chats, comme bon nombre d’animaux, ne dorment que d’un œil, car ici en Catalogne, il fait trop chaud pour dormir des deux.

            Combien d’indices ai-je inclus pour que le lecteur colle les pieds au goudron et que, si comme moi, il ne comprend pas grand-chose à l’histoire qui se déroule devant ses yeux, il sache au moins que c’est au Sud de l’Europe que ça se passe, dans le cas présent à Perpinya. De l’ultra local à l’universel : une idée qui me meut.

            Pourrait-elle mouvoir ou émouvoir d’autres personnes ?

            Il se peut qu’Isabelle Aubert-Baudron fût sensible aux ombres lourdes et aux personnages engourdis par eux-mêmes et par la chaleur. Elle, quelque part dans la campagne française entre l’Océan Atlantique et le Nord Ouest de la Loire, à Thouars exactement, une grande bourgade au passé ancien, maisons et immeubles à colombages, chapelles et cathédrale romanes, marché couvert et en plein air sur la place publique, profusion de légumes charcutailles et fruits de l’océan ; un pays agricole et maritime, les paysans vont à la chasse tuer le volatile, les fermes sont « grandes », il faut donner un toit au troupeau. Probablement peu de doux dingues dans ces régions où il faut beaucoup travailler pour vivre : « mon p’tit gars ». Probablement qu’Isabelle est un peu dingue, rare exception, et qu’avec ses petits moyens elle décida, un jour où il fallait mettre un peu plus d’eau dans son moulin, preuve qu’elle n’est pas trop dingue, d’éditer une histoire de dingues : le TAXIDERMISTE que vous avez entre les doigts.

            Comme le polar, et au même titre, la première version fut en français, avec la coopération du réseau « Interzone », Ken Gage et Isabelle, une deuxième version vit le jour en anglais.

            Une version en hollandais verra le jour prochainement avec une fois de plus la coopération fidèle de Peter Van de Leur, plus familiarisé avec l’anglais que le français, avec lequel il se débrouille pas mal pourtant. Par conséquent, avis aux amateurs !

            Quelques mots complémentaires avant de mettre un point sur ce petit chapitre. Peut-être aurais-je la plume moins souple si d’aventure quelques dingues de Loudun, petite bourgade non loin de Thouars, n’avaient mis en place un festival du livre baptisé « En ces lieux des livres ». Lequel m’incita à traîner en ces lieux mes pinceaux, à lever ma tête pour contempler les arbres, les toits des maisons la nuit et rencontrer Isabelle que je ne connaissais que par téléphone, lettres et souvenirs interposés.

            Festival qui finalement aux premiers jours de sa vie produit quelque pitance au piètre dessinateur de province que je suis.

            Point trop n’en faut pour entretenir la flamme et peut-être même la flemme, cette fameuse flemme méridionale, mère de tous les arts. Nous avons été habitués par trop à travailler, comme les canuts qui allaient culs-nus.

            ALTIMIRAS

En français: 

 

José ALTIMIRAS & François DARNAUDET: « Le Taxidermiste »
ISBN : 978-2-9531513-1-2
Format: 21x 29,7 cm
46 pages – Prix: 22 € En anglais:

 

 

José ALTIMIRAS & François DARNAUDET: « The Taxidermist »
Traduit du français par Isabelle AUBERT-BAUDRON & Ken GAGE
ISBN : 978-2-9531513-2-9
Format: 21x 29,7 cm
46 pages – Prix: 22 €
 

Quelques nouvelles de l’éclat

Bonjour
 

 

Les deux « nouveautés » de septembre sont en librairie à partir de jeudi. Occasion de retrouver Paolo Virno, après Opportunisme, cynisme et peur (1991) ou Grammaire de la multitude (2002). Et ainsi de suite. La régression à l’infini et comment l’interrompre, s’attache à un « détail » (la « régression à l’infini ») qui en dit long sur notre difficulté à faire face au monde tel qu’il est. Et dès lors, comment l’interrompre? Comme toujours chez Virno, on part d’un point et… on va le plus loin possible dans l’analyse.
 
Puis la première traduction en français d’un livre de Rita di Leo, « L’expérience profane. Du capitalisme au socialisme et vice-versa« , sur l’expérience soviétique qu’il est grand temps d’analyser pour la comprendre et non plus pour la combattre ou pour la glorifier. Le livre donne une analyse implacable de la « guerre de soixante-quatorze ans » (1917-1991) qui a marqué le XXe siècle. Il est préfacé par Mario Tronti, avec qui Rita di Leo a fondé, dans les années 1960, la revue Classe operaia en Italie (voir Nous opéraïstes, de Tronti, paru au début de l’année).
Paraît également en version numérique « expérimentale » seulement et en bilingue anglais-français un Abecedarium « destiné aux architectes, aux designers et aux créateurs en général », établi par Céline Poisson, professeur à l’école de Design de l’Uqam (Montréal) à partir des dix mille définitions de concepts de Charles S. Pierce pour le Century Dictionary. Un outil ludique et indispensable (comme tout ce qui est ludique).
 
Quelques réimpressions, également, attendues depuis un petit moment: Alfred Korzybski, Giordano Bruno, Yona Friedman, Pic de la Mirandole
 
Vous trouverez tous les détails sur ces parutions sur la page http://www.lyber-eclat.net/nouveautes.html
Sur cette même page vous trouverez aussi le rappel des titres du premier semestre, encore disponibles dans les « meilleures librairies »…Bonne rentrée à vous tous
Merci de votre fidélitéMichel Valensi
Editions de l’éclat

Anthony Rousseau: Journées Européennes du Patrimoine 2013 – Danse macabre à l’Hospice Comtesse – Lille


http://videoartpodcasting.blogspot.fr/2010/10/danse-macabre.html

Découvrez au Musée de l’Hospice Comtesse, l’œuvre « Danse macabre » d’Anthony Rousseau (samedi 14 et dimanche 15 septembre de 10h à 18h) dans le cadre des journées Européennes du Patrimoine 2013…

Rencontre avec l’artiste le dimanche 15 septembre de 10h00 à 18h00.

« Danse macabre » est une installation audiovisuelle dont le thème est la danse macabre ou danse de la Mort. Ce choix a été guidé par différents facteurs : la volonté de réactualiser une forme ancienne de représentation symbolique de la Mort dans notre société et le souhait d’interroger les rapports entretenus entre le spectateur et ce thème.

Cette installation se présente sous la forme d’une table avec un plateau tournant sur lequel est posé un dodécagone composé de miroirs. Le spectateur tourne ce plateau pour activer diverses séquences audiovisuelles. Ce « mobilier » inspiré des jeux forains, met en place un système de monstration ludique, qui associe les techniques liées au proxinoscope considéré comme l’un des ancêtres du cinéma (pré-cinéma) et des technologies plus récentes liées à l’électronique et au numérique.

Création musicale et développement informatique  : Adrien Fontaine

Danse : Sarah Duthille et Anne Deroo

Ce projet est soutenu par la région Nord-Pas-de-Calais, Pictanovo, « Lille, ville d’Arts du Futur », la Ville de Tourcoing, l’association COMBO et le Fresnoy, studio national des arts contemporains.

http://anthonyrousseau.com

LIZIERES : « Ceci et Cela » un film de Michel Pellaton en résidence à LIZIERES

« Ceci et Cela » 

 

film d’artiste réalisé par Michel Pellaton, dans le cadre de sa résidence à LIZIERES soutenue par la DRAC de Picardie, 5 au 23 août 2013

 

 
cliquez sur le lien pour voir la vidéo:  http://vimeo.com/73302614

~ La démarche artistique de Michel Pellaton ~

“J’écris sur le monde avec des images.

L’iconographie est au centre de ma démarche. A voir mes collages, tout est un choix réfléchi. La forme du jeu combinatoire des multiples parties rapportées rencontre la recherche de possibilités d’un monde qui n’est pas résigné. Pour se faire, la forme est considérée comme un moyen; c’est le contenu qui est privilégié. Je considère le collage comme une méthode permettant de saisir le monde dans le temps; les contenus proviennent autant d’images ou d’objets d’hier que d’aujourd’hui, d’ici que d’ailleurs. Ces choix opèrent ainsi une performativité qui permet, aux spectateurs, acteurs,  collectionneurs et moi-même, d’aller et de venir, d’entrer par un signe ici ou par une matière là, pour partager nos propres moyens avec ceux proposés dans l’œuvre.

Les collages sont souvent de petite taille pour mettre en évidence notre rapport de l’égo avec l’infini. Ce sont en quelque sorte des « cartes d’identités » fragmentaires, qui tentent de composer et synthétiser du sens dans le mouvement. Je désire qu’ils soient vivants, ludiques et encore plus. Colorés et esthétiques, ils sont faits de matériaux parfois pauvres mais mis en évidence avec précaution. ”

~ La résidence à LIZIERES : réalisation du projet « Ceci et Cela » ~

Michel Pellaton décide de profiter de sa résidence à LIZIERES, et des ressources logistiques, techniques et humaines mises à sa disposition, pour développer un projet vidéo, une première dans son parcours artistique.

Le point de départ de la vidéo est celui de la série des origamis monétaires, billets de banque pliés formant des micro-architectures replacées dans des situations urbaines contemporaines.

Michel Pellaton construit, à partir de ces billets de banque, « objets légers et imposants », des grattes-ciels en 3 dimensions, à l’image des constructions d’enfants faites de cubes. Il les place au centre d’un jardin zen, conçu à partir de sable de silice blanc ramené d’une carrière de l’Aisne. Ces tours sont détruites à la fin de la vidéo par une tempête de sable.

« J’ai pensé à une tempête de billets de banque en référence à un de mes derniers origamis : Grains de sable, qui reprenait  une formidable tempête de sable envahissant Doha en 2009. Catastrophe naturelle ou remise en cause de la valeur de l’argent ? »

Des images de Kaboul sont projetées en début et fin de la vidéo en arrière plan, en confrontation avec le calme du jardin zen.

 
Remerciements : Ramuntcho Matta, Pierre Lanneluc, Simona Lanzoni, Véronique Tessier, Valéry Faidherbe, Donald Abad, Dominique Brisson.

~ Biographie ~

Né en 1965 à Lausanne, Michel Pellaton a étudié à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon et à L’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes. Il vit actuellement à Rome. Ses œuvres sont exposées principalement en France, en Italie et en Suisse. 

Lors de séjours en Afrique de l’Ouest (Maroc, Mauritanie, Mali), en Asie (Inde, Pakistan, Afghanistan, Népal, Ouzbékistan) et dans les Caraïbes, il glane des objets usuels et des images qu’il incorpore dans ses collages, sa pratique de prédilection depuis plus de vingt ans.

De plus, il réalise des dessins pour des fondations humanitaires et organisations non gouvernementales.

Depuis 2000, il travaille sur l’iconographie des billets de banque, et collabore avec l’Université de Lausanne et la Banque Nationale Suisse.  

Pour LIZIERES

Pedro Serra, président de l’association des amis de LIZIERES 

Ramuntcho Matta, directeur du Centre de cultures et de ressources LIZIERES 

Les amis de LIZIERES 

association à but non lucratif créée le 18 septembre 2009 pour permettre au projet LIZIERES de voir le jour. 

11, allée du comte de Lostanges – 02400 EPAUX-BEZU / +33 (0)9 51 07 13 74 

pour plus de renseignements : www.lizieres.org / amis@lizieres.org

Cédric Cavenaille: 15 ans de musique

Allez, on tourne une page.

15 ans de musique derrière moi, que je vous invite à découvrir à travers différents extraits. Des compos, des reprises, des improvisations, des concerts, voici un petit aperçu de ma vie musicale.
15 ans de musiqu…e, c’est : 15 groupes – 50 musiciens – 70 concerts
Maintenant, c’est une toute nouvelle aventure avec Eleventh Moon avec qui je l’espère, nous irons le plus loin possible.
En attendant, bonne écoute.
https://soundcloud.com/sydouille  https://www.facebook.com/cedric.cavenaile

Jérôme Pintoux, ancien professeur à Wimille, analyse les chansons de Bob Dylan

http://www.lavoixdunord.fr/region/jerome-pintoux-ancien-professeur-a-wimille-analyse-les-ia31b49090n1491076
Publié le 23/08/2013 – Mis à jour le 23/08/2013 à 12:27

Par JEAN-PHILIPPE DELATTRE
 
Jérôme Pintoux a enseigné le français, la littérature et le latin. Pendant deux ans, il a été professeur à Wimille. Et à côté de cela, il a toujours été un passionné de musique. Aujourd’hui retraité, il vient de sortir un ouvrage sur les chansons de Bob Dylan.

Pour le Poitevin Jérôme Pintoux, son passage à Wimille rime avec «
les années New Wave
».
Pour le Poitevin Jérôme Pintoux, son passage à Wimille rime avec « les années New Wave ».
 
Originaire de Poitiers, Jérôme Pintoux a été Boulonnais d’adoption pendant deux ans, de 1980 à 1982. Il a habité Ambleteuse, puis Wimereux, pendant ce qu’il appelait « les années new wave. C’était l’époque où on commençait à voir les clips à la télé ». S’il enseignait le français et le latin à Wimille, il vouait déjà à l’époque un culte à la musique, en particulier au rock. Parmi ses idoles figure Bob Dylan, qu’il considère comme une référence de la « poésie anglophone. J’ai toujours essayé de creuser les textes de Bob Dylan, Jimi Hendrix, Marc Nolan ». Déjà, pendant son activité, il écrivait pour des revues artistiques, « pour me sortir du contexte morose de l’Éducation nationale ». Mais c’est surtout depuis son départ en retraite qu’il peut s’adonner à cette passion et sortir des ouvrages complets.

Bob Dylan de A à Z

Sa dernière création : Bob Dylan, dictionnaire par Jérôme Pintoux, édité chez Camion Blanc. « Ce n’est pas une biographie, explique l’auteur. Ce sont des analyses de chansons, ou de thématiques. Ce n’est pas un ouvrage exhaustif. » Comme son nom l’indique, le livre est un abécédaire, qui classe les sujets par ordre alphabétique. Se succèdent les titres des chansons ou les thèmes, comme « anarchie » ou « anachronie », jusqu’à « zimmerman », dernier mot de ce dictionnaire – c’est aussi le véritable nom de famille de Bob Dylan.
« Il y a des entrées multiples, avec un but toujours didactique. Ce n’est pas du tout un livre people. Ce n’est pas une énième biographie, comme c’est la mode. Dans les livres sur les rockeurs, on parlera plus des addictions de John Lennon que de son imaginaire par exemple. On se limite souvent à des saccages d’hôtels, la drogue, les guitares… Ma démarche est différente. » Fan du chanteur, il s’est donc attaqué à l’œuvre de Dylan plutôt qu’à sa vie. Sa période préférée : les années 60. « À l’époque, il avait un certain génie. Maintenant, il a juste du talent ! » En toute logique, Jérôme Pintoux a donc beaucoup insisté sur cette période dans son livre. Sans oublier le reste pour autant. « Il faut savoir qu’un type comme Dylan a été nobelisable. Il a failli avoir le prix Nobel en 2011 et 2012. Il a traversé le siècle, même si maintenant il n’est plus que l’ombre de lui-même. »

Un livre bien travaillé

« Ce livre, ça fait plusieurs années que je le peaufine. Je l’avais présenté à une maison d’édition en 2006, mais il avait été refusé parce que Dylan n’était pas à la mode. Maintenant, Dylan plaît aux jeunes. Tant mieux ! » Passionné des textes du chanteur depuis toujours, il a eu le temps de bien l’étudier. « Je m’intéresse à Dylan depuis très longtemps. On trouvait les paroles dans certains disques. J’ai trouvé des partitions en Angleterre et en Hollande, pour avoir les paroles. Mais il a fallu que je traduise tout ! J’ai tout dactylographié en 95. J’ai tout recopié sur ordinateur vers 2000. En fait, le bouquin est prêt depuis une dizaine d’années. C’est une somme de travail considérable sur des années. C’est ambitieux, mais j’aimerais bien que mon livre serve de référence. Mon but, c’est d’approfondir, de décrypter. J’aimerais que ça accroche aux États-Unis, qu’ils le traduisent et que Dylan le lise. »
Et s’il venait à rencontrer l’artiste, que lui dirait-il ? « Je lui demanderais quel poème de Rimbaud il préfère. Et il me demanderait sûrement quel est le vôtre ? »