Interview de Michel Foucault par Nicole Brice, 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture

Par Nicole Brice, 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture.
Retranscription : Isabelle Baudron (1985)
Première publication:  Objectifs 5, Automne 1985.
A lire également sur l’histoire de la folie dans le site Gallica Mœurs intimes du passé…. Série 3 / docteur Cabanès
Auteur : Cabanès, Augustin (1862-1928).

Michel Foucault était un philosophe considéré comme un des intellectuels contemporains les plus marquants. Son œuvre, considérable, traite de la vérité, du savoir, de la morale et de la politique. Il a écrit également une « Histoire de la sexualité ». Il s’est engagé politiquement à côté de ceux que la société a marginalisés. Il s’est d’abord intéressé aux origines de la médecine, et en particulier de la psychiatrie. Son livre « Histoire de la Folie à l’Age Classique » en témoigne. Il nous en parle dans cet entretien avec Nicole Brice, qui date du 31 Mai 1961, radio diffusé sur France Culture.

Suite de l’interview

La Vie: A Niort, une webradio pour dépasser les murs de l’hôpital

Site de radio Pinpon émissions à partir du 25 septembre

Sur France Inter, dans Carnet de Campagne, vendredi 14 septembre (14 minutes)
La Vie: A Niort, une webradio pour dépasser les murs de l’hôpital
Publié le 12/09/2018 à 08h45 – Modifié le 12/09/2018 à 10h33 Laurent Grzybowski

http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/a-niort-une-webradio-pour-depasser-les-murs-de-l-hopital-12-09-2018-92709_459.php

Des patients de l’hôpital psychiatrique participent au lancement d’une radio associative pour faire tomber les préjugés dont souffrent les personnes atteintes de troubles psychiques.

« Chers auditeurs, bienvenue sur Radio Pinpon, la radio qui donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais ! » Animée par des patients de l’hôpital psychiatrique de Niort (Deux-Sèvres), sous l’impulsion d’une équipe thérapeutique soucieuse de « démystifier la folie » et de lutter contre l’exclusion sociale des personnes souffrant de troubles psychiques, Radio Pinpon commencera à émettre le 25 septembre. « Notre objectif est double », précise Eric Lotterie, initiateur de ce projet lancé il y a trois ans : « Faire évoluer l’image des maladies psychiques auprès du grand public et changer la perception que les malades ont d’eux-mêmes, en leur permettant de ne pas vivre leur maladie comme une honte, mais comme une différence positive. »

Il fallait bien être un peu fou pour oser se lancer dans un projet pareil ! Un grain de folie parfaitement assumé par Eric Lotterie, infirmier psychiatrique depuis bientôt vingt-cinq ans. Passionné par son travail et par la relation avec ses patients, ce soignant anime depuis des années la P’tite Cafete, un espace ludique et convivial situé en plein cœur de l’hôpital. Un endroit refuge, ouvert 7 jours sur 7, où les personnes hospitalisées peuvent venir boire un café ou un jus d’orange et partager les petits bonheurs ou les petites misères du quotidien. L’idée de créer cette radio est née dans ce contexte, pour prolonger les échanges et les ouvrir au plus grand nombre.

« Radio Pinpon est un médiateur idéal pour insuffler de la vie et de l’humanité dans les prises en charge des patients atteints de troubles psychiques », poursuit Eric Lotterie. « La communication et le rapport aux autres est affecté chez ces personnes et il faut bien constater que la société n’est pas tendre avec les improductifs. L’incompréhension et la peur font le reste. » En attendant le grand jour, des heures d’émissions et d’entretiens ont déjà été enregistrées. Enthousiasmés par le projet, des patients sont venus spontanément proposer des rubriques ou des sujets d’enquêtes ou de reportages. D’autres ont rejoint l’aventure sur prescription médicale, ce qui fait de Radio Pinpon un espace thérapeutique reconnu. « Permettre à des personnes en souffrance psychique de participer à un projet collectif et de s’exprimer publiquement devant un micro peut contribuer à leur mieux-être. »

En attendant de vous connecter par internet sur Radio Pinpon, ne cherchez pas le programme, il n’y en a pas. « Nous ne voulons surtout pas de grille, il y en a déjà bien trop partout ! », lance avec humour Eric Lotterie, pour qui cette radio se veut avant tout un moyen de dépasser les murs : « ceux de l’hôpital, mais encore plus, ceux des peurs et des préjugés ». A toute heure du jour ou de la nuit, les auditeurs vont pouvoir suivre les histoires complètement dingues de Little bike Pierrot, les blagounettes de Luc et les petits meurtres radiophoniques de Patricia ; se cultiver avec Totof, le mélomane qui a la tête dans les étoiles et son émission de musique classique « Pinponoclasiko » ; partager les humeurs changeantes de Maeva ou de Mémère ou partir à la découverte du monde culturel du coin et d’ailleurs, à travers des reportages et des interviews.

La suite de l’article à http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/a-niort-une-webradio-pour-depasser-les-murs-de-l-hopital-12-09-2018-92709_459.php

Isabelle Aubert-Baudron: Révision de « De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité »

©Jean-Louis Baudron: Le Monolithe Intraduisible 260518

L’article De la manipulation des symboles: les « valeurs », « évaluation » et « identité », (2013 et 2014), a été revu, et mis en ligne en pdf dans le site d’Interzone Editions à http://www.interzoneeditions.net/Delamanipulationdessymboles.pdf
© Isabelle Aubert-Baudron.

Isabelle Aubert-Baudron: Tous bons en anglais ? Chiche !

Cliquer sur le l’image pour accéder à la grammaire.

Quand je suis arrivée en cours d’anglais à l’université en 1970, le professeur nous a tenu le discours suivant : « L’anglais est une langue facile comparée au français : vous devez apprendre le vocabulaire et la grammaire. Si vous appliquez la grammaire des manuels England, de Laffay et Kerst, (qui se trouvait à la fin des livres que nous avions alors en secondaire), vous pouvez passer l’agrégation. »

Dans les années quatre-vingt-dix, une collègue de travail me sollicita au sujet de son fils : scolarisé dans la région depuis l’année précédente, il venait d’un établissement dans lequel il avait étudié l’italien en première langue. Il était arrivé en quatrième dans un établissement où la première langue était l’anglais, et avait dû prendre le niveau d’enseignement en cours, sans posséder les bases indispensables enseignées en 6ème et en 5ème, avec deux ans de retard sur ses camarades. S’il était bon élève dans les autres matières, en revanche ses notes en anglais oscillaient autour de 4/20, et son professeur dans cette matière, qui l’avait pris en grippe, lui renvoyait l’image d’un élève nul pour tous les temps à venir et entendait utiliser ses notes pour justifier un redoublement de sa classe de troisième. Sa mère me demanda donc de lui donner un coup de main pour corriger ses exercices en cours, ce que j’acceptai.

Je fus d’emblée frappée par la pauvreté du matériel scolaire dont il disposait : aucun livre de référence solide concernant la grammaire ni le vocabulaire, des feuilles volantes fournies par l’établissement, mal polycopiées, parfois difficilement lisibles, avec des « textes à trous » que les élèves étaient censés remplir, des QCM avec des cases à cocher, exercices dont la compréhension nécessitait davantage de travail de réflexion sur leur sens exact et les attentes des rédacteurs de ces textes concernant les remplissages souhaités que sur la pratique écrite de la langue elle-même. Ces feuilles volantes, rangées à la hâte dans le cartable à la fin du cours, en sortaient bien souvent en fin de journée bouchonnées sous une masse de cahiers et de classeurs. Difficile de faire plus rebutant et dissuasif comme outils d’enseignement !

En plus de l’aide sur la correction des exercices, me souvenant des paroles de mon professeur d’université, je lui prêtai ma grammaire du lycée afin qu’il puisse disposer de l’ensemble des bases qui lui manquaient, et lui conseillai d’apprendre dix mots d’anglais par jour et de les revoir régulièrement, ce qu’il fit. Ses notes remontèrent, au grand étonnement de son professeur. Les deux dernières notes qu’il obtint à la fin de l’année furent un 15 et un 18 : dans ces conditions, ayant rattrapé le niveau de sa classe, la question d’un redoublement n’était plus d’actualité.

Je mets donc à la disposition des élèves désireux d’améliorer leur niveau d’anglais cette grammaire England. Certains termes français de grammaire ont été modifiés depuis, remplacés par d’autres, mais la langue anglaise n’a pas changé, ses règles sont restées identiques, quels que soient les termes utilisés en français pour les représenter par les responsables successifs des programmes scolaires. Même si les cartes, (les manuels scolaires), pour décrire le territoire (la langue anglaise) ont changé, le territoire est le même.

En ce qui concerne le vocabulaire, les élèves d’aujourd’hui disposent, en complément de leur dictionnaire, d’un outil précieux et plus rapide à consulter via internet à travers le site Reverso.

Indépendamment de l’enseignement scolaire, souvent rébarbatif en raison de son côté imposé et contraignant, trouver un correspondant dans un pays anglophone est motivant, car il permet d’utiliser l’anglais dans un contexte libre, pour partager des centres d’intérêts communs, tout en ouvrant sur les perspectives de voyages futurs. Communiquer avec eux via Skype permet de se familiariser avec l’anglais parlé. Ainsi il devient possible d’utiliser cette langue en fonction de ce à quoi elle est censée servir, pas uniquement parce que son enseignement est obligatoire et sanctionné par des notes, mais par intérêt personnel envers celle-ci, dans le but de communiquer avec des gens qui la parlent.

Il existe aujourd’hui une multitude d’outils et d’occasions pour utiliser l’anglais librement, que ce soit à travers l’étude de chansons écrites en anglais, les sous-titres sur YouTube, ou, plus prosaïquement, la compréhension des guides et manuels sur le maniement des blogs tels WordPress ou le matériel que nous achetons et qui n’ont pas été traduits en français.

Si vous avez une expérience négative de l’anglais dans le cadre de votre système scolaire, ne vous y arrêtez pas, ne la laissez pas vous parasiter. Ne vous identifiez pas aux images négatives de vous-même qu’il vous renvoie. Pensez à l’anglais en l’envisageant plus largement que dans ce contexte, à travers ce que la connaissance de cette langue pourrait vous apporter pour progresser dans un domaine qui vous intéresse. Considérez-la comme un outil qui peut vous ouvrir sur de nouveaux horizons. Ne limitez pas vos capacités et vos perspectives d’avenir aux seuls critères scolaires et à leurs limites : il y a les diplômes, mais également les compétences réelles. Saisissez-vous des outils pratiques à votre disposition qui vous permettront d’acquérir une meilleure connaissance de cette langue, utilisez-les par vous-mêmes, pour vous-même. Si vous le faites régulièrement, alors vous deviendrez bons en anglais, et vos notes s’amélioreront par voie de conséquence. Ce n’est pas une question d’argent (utilisez les outils gratuits à votre portée), simplement de volonté et de travail. Autrement dit, cela ne dépend que de vous.

Un truc pratique concernant l’usage de cette grammaire : elle est réalisée à partir d’un scannage, et est donc moins facile à manier qu’un document texte. Pour plus de facilité dans sa consultation, ouvrir le pdf dans deux fenêtres différentes, une sur la table des matières, une autre sur le contenu de la grammaire, ceci afin de ne pas avoir à remonter et descendre sans arrêt quand vous vous référez à la table en cherchant une règle en particulier.

Pour accéder à la grammaire 

C’est à vous! Bon courage et bonne chance !

Isabelle Aubert-Baudron

Aristote, Descartes, Korzybski, trois visions de l’homme et du monde: mise à jour

L’article « LES DIFFERENTES ETAPES DE L’EVOLUTION DE L’OCCIDENT: ARISTOTE, DESCARTES, KORZYBSKI, TROIS VISIONS DE L’HOMME ET DU MONDE », en ligne à http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/evol_occ.htm, vient d’être mis à jour et complété.

Une version en pdf, avec les notes en bas de page, plus facile à lire en raison de la longueur du texte, est en ligne à http://www.interzoneeditions.net/ADK.pdf
Isabelle AUBERT-BAUDRON