Quelques nouvelles de l’éclat

Bonjour
 

 

Les deux « nouveautés » de septembre sont en librairie à partir de jeudi. Occasion de retrouver Paolo Virno, après Opportunisme, cynisme et peur (1991) ou Grammaire de la multitude (2002). Et ainsi de suite. La régression à l’infini et comment l’interrompre, s’attache à un « détail » (la « régression à l’infini ») qui en dit long sur notre difficulté à faire face au monde tel qu’il est. Et dès lors, comment l’interrompre? Comme toujours chez Virno, on part d’un point et… on va le plus loin possible dans l’analyse.
 
Puis la première traduction en français d’un livre de Rita di Leo, « L’expérience profane. Du capitalisme au socialisme et vice-versa« , sur l’expérience soviétique qu’il est grand temps d’analyser pour la comprendre et non plus pour la combattre ou pour la glorifier. Le livre donne une analyse implacable de la « guerre de soixante-quatorze ans » (1917-1991) qui a marqué le XXe siècle. Il est préfacé par Mario Tronti, avec qui Rita di Leo a fondé, dans les années 1960, la revue Classe operaia en Italie (voir Nous opéraïstes, de Tronti, paru au début de l’année).
Paraît également en version numérique « expérimentale » seulement et en bilingue anglais-français un Abecedarium « destiné aux architectes, aux designers et aux créateurs en général », établi par Céline Poisson, professeur à l’école de Design de l’Uqam (Montréal) à partir des dix mille définitions de concepts de Charles S. Pierce pour le Century Dictionary. Un outil ludique et indispensable (comme tout ce qui est ludique).
 
Quelques réimpressions, également, attendues depuis un petit moment: Alfred Korzybski, Giordano Bruno, Yona Friedman, Pic de la Mirandole
 
Vous trouverez tous les détails sur ces parutions sur la page http://www.lyber-eclat.net/nouveautes.html
Sur cette même page vous trouverez aussi le rappel des titres du premier semestre, encore disponibles dans les « meilleures librairies »…Bonne rentrée à vous tous
Merci de votre fidélitéMichel Valensi
Editions de l’éclat

Anthony Rousseau: Journées Européennes du Patrimoine 2013 – Danse macabre à l’Hospice Comtesse – Lille


http://videoartpodcasting.blogspot.fr/2010/10/danse-macabre.html

Découvrez au Musée de l’Hospice Comtesse, l’œuvre « Danse macabre » d’Anthony Rousseau (samedi 14 et dimanche 15 septembre de 10h à 18h) dans le cadre des journées Européennes du Patrimoine 2013…

Rencontre avec l’artiste le dimanche 15 septembre de 10h00 à 18h00.

« Danse macabre » est une installation audiovisuelle dont le thème est la danse macabre ou danse de la Mort. Ce choix a été guidé par différents facteurs : la volonté de réactualiser une forme ancienne de représentation symbolique de la Mort dans notre société et le souhait d’interroger les rapports entretenus entre le spectateur et ce thème.

Cette installation se présente sous la forme d’une table avec un plateau tournant sur lequel est posé un dodécagone composé de miroirs. Le spectateur tourne ce plateau pour activer diverses séquences audiovisuelles. Ce « mobilier » inspiré des jeux forains, met en place un système de monstration ludique, qui associe les techniques liées au proxinoscope considéré comme l’un des ancêtres du cinéma (pré-cinéma) et des technologies plus récentes liées à l’électronique et au numérique.

Création musicale et développement informatique  : Adrien Fontaine

Danse : Sarah Duthille et Anne Deroo

Ce projet est soutenu par la région Nord-Pas-de-Calais, Pictanovo, « Lille, ville d’Arts du Futur », la Ville de Tourcoing, l’association COMBO et le Fresnoy, studio national des arts contemporains.

http://anthonyrousseau.com

LIZIERES : « Ceci et Cela » un film de Michel Pellaton en résidence à LIZIERES

« Ceci et Cela » 

 

film d’artiste réalisé par Michel Pellaton, dans le cadre de sa résidence à LIZIERES soutenue par la DRAC de Picardie, 5 au 23 août 2013

 

 
cliquez sur le lien pour voir la vidéo:  http://vimeo.com/73302614

~ La démarche artistique de Michel Pellaton ~

“J’écris sur le monde avec des images.

L’iconographie est au centre de ma démarche. A voir mes collages, tout est un choix réfléchi. La forme du jeu combinatoire des multiples parties rapportées rencontre la recherche de possibilités d’un monde qui n’est pas résigné. Pour se faire, la forme est considérée comme un moyen; c’est le contenu qui est privilégié. Je considère le collage comme une méthode permettant de saisir le monde dans le temps; les contenus proviennent autant d’images ou d’objets d’hier que d’aujourd’hui, d’ici que d’ailleurs. Ces choix opèrent ainsi une performativité qui permet, aux spectateurs, acteurs,  collectionneurs et moi-même, d’aller et de venir, d’entrer par un signe ici ou par une matière là, pour partager nos propres moyens avec ceux proposés dans l’œuvre.

Les collages sont souvent de petite taille pour mettre en évidence notre rapport de l’égo avec l’infini. Ce sont en quelque sorte des « cartes d’identités » fragmentaires, qui tentent de composer et synthétiser du sens dans le mouvement. Je désire qu’ils soient vivants, ludiques et encore plus. Colorés et esthétiques, ils sont faits de matériaux parfois pauvres mais mis en évidence avec précaution. ”

~ La résidence à LIZIERES : réalisation du projet « Ceci et Cela » ~

Michel Pellaton décide de profiter de sa résidence à LIZIERES, et des ressources logistiques, techniques et humaines mises à sa disposition, pour développer un projet vidéo, une première dans son parcours artistique.

Le point de départ de la vidéo est celui de la série des origamis monétaires, billets de banque pliés formant des micro-architectures replacées dans des situations urbaines contemporaines.

Michel Pellaton construit, à partir de ces billets de banque, « objets légers et imposants », des grattes-ciels en 3 dimensions, à l’image des constructions d’enfants faites de cubes. Il les place au centre d’un jardin zen, conçu à partir de sable de silice blanc ramené d’une carrière de l’Aisne. Ces tours sont détruites à la fin de la vidéo par une tempête de sable.

« J’ai pensé à une tempête de billets de banque en référence à un de mes derniers origamis : Grains de sable, qui reprenait  une formidable tempête de sable envahissant Doha en 2009. Catastrophe naturelle ou remise en cause de la valeur de l’argent ? »

Des images de Kaboul sont projetées en début et fin de la vidéo en arrière plan, en confrontation avec le calme du jardin zen.

 
Remerciements : Ramuntcho Matta, Pierre Lanneluc, Simona Lanzoni, Véronique Tessier, Valéry Faidherbe, Donald Abad, Dominique Brisson.

~ Biographie ~

Né en 1965 à Lausanne, Michel Pellaton a étudié à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon et à L’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes. Il vit actuellement à Rome. Ses œuvres sont exposées principalement en France, en Italie et en Suisse. 

Lors de séjours en Afrique de l’Ouest (Maroc, Mauritanie, Mali), en Asie (Inde, Pakistan, Afghanistan, Népal, Ouzbékistan) et dans les Caraïbes, il glane des objets usuels et des images qu’il incorpore dans ses collages, sa pratique de prédilection depuis plus de vingt ans.

De plus, il réalise des dessins pour des fondations humanitaires et organisations non gouvernementales.

Depuis 2000, il travaille sur l’iconographie des billets de banque, et collabore avec l’Université de Lausanne et la Banque Nationale Suisse.  

Pour LIZIERES

Pedro Serra, président de l’association des amis de LIZIERES 

Ramuntcho Matta, directeur du Centre de cultures et de ressources LIZIERES 

Les amis de LIZIERES 

association à but non lucratif créée le 18 septembre 2009 pour permettre au projet LIZIERES de voir le jour. 

11, allée du comte de Lostanges – 02400 EPAUX-BEZU / +33 (0)9 51 07 13 74 

pour plus de renseignements : www.lizieres.org / amis@lizieres.org