Le blog du non-A : Proposition de restructuration du niveau économique sur les bases de notre constitution républicaine et dans le cadre du paradigme scientifique de notre époque

16.03.2006

Dans le cadre des enquêtes que j’écris sur l’observation des conséquences de l’économie de marché actuelle dans le domaine de la santé, j’en viens à m’intéresser à la dérégulation des services publics et à l’introduction de l’économie de marché dans ceux-ci.

1. Electeurs et élus dans la même position :

Deux documents trouvés sur Internet me semblent utiles pour appréhender la situation économique française, et l’analyse des faits permet alors de dégager des perspectives de résolution des problèmes à l’échelle du pays :

Le premier document émane de l’Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion2121.pdf Il s’agit d’une demande de création d’une commission d’enquête sur l’ouverture à la concurrence des services publics émanant de députés (2005). Ce document démontre que ceux-ci s’interrogent sur les effets qui s’avèrent nuisibles de cette ouverture à la concurrence et sur le manque de voix au chapitre des élus en la matière.

Le deuxième « Les échecs de la privatisation des services publics » traite des effets de cette même dérégulation hors de France, aux Etats-Unis et au Royaume Unis, et la description qui en est faite, qui recoupe ceux pointés dans le document de l’Assemblée Nationale, permet de constater d’une part que ces effets ne sont nullement le fait des dirigeants français, et d’autre part qu’au moment où ceux-ci ont signé les contrats relatifs à cette dérégulation, contrats impulsés non par eux-mêmes mais par l’OMC, ils étaient ignorants a priori de leurs conséquences futures.

Personnellement, pour ce que j’en observe à mon niveau dans le domaine de la santé, le bilan est effectivement non seulement désastreux sur le plan humain, mais également sur le plan économique. (Voir les enquêtes : « Description des conséquences de la privatisation et de l’économie de marché observées dans le secteur de la psychiatrie publique » ou « Des trous noirs dans l’économie de marché :
1. Frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et écoles d’aides-soignantes et coût des formations
2. Le Monde (28/02/06) : Un rapport dénonce l’opacité de la formation médicale continue

Dans ce contexte, il convient de ne pas mélanger les causes et les conséquences :
Ce dont il est question ici, c’est de la mondialisation d’un système truqué basé sur le pillage organisé, et de règles financières basées sur l’institutionnalisation de l’escroquerie, qui est imposée aux électeurs comme aux élus, sans qu’ils soient consultés et sans qu’ils aient la possibilité de l’accepter ou de le refuser.

Autrement dit, nos élus, comme ceux des autres pays, se sont faits avoir.

2. Un système basé sur la généralisation de la culpabilité :

* Un des pièges des plus pernicieux de ce système est que, dans les faits, il ne tolère que les gens qui participent à sa dynamique, et qu’au bout du compte, tout salarié est un jour ou l’autre en position de devoir être individuellement confronté aux conséquences de cette économie, et d’en endosser personnellement la culpabilité sur le plan judiciaire.

Exemple : Travaillant comme infirmière dans des maisons de retraite où les effectifs infirmiers sont exsangues, il ne m’est pas possible d’accomplir tous les actes infirmiers : si j’accepte de travailler seule dans un établissement de 130 résidents, j’assume par là même la responsabilité pénale des erreurs découlant d’une charge de travail supérieure à mes capacités d’exécution, autrement dit, j’endosse la responsabilité du manque de personnel à la place des dirigeants de l’entreprise; le personnel infirmier étant insuffisant pour réaliser les tâches infirmières, une partie de celles-ci sont accomplies par des agents de service non qualifiés, auquel l’infirmière « délègue » le soin de les réaliser : distribution de médicaments, injections, etc.

Tout directeur d’établissement appartenant à un groupe financier dépend des actionnaires, et des bénéfices qu’il leur rapporte, ce qui implique de cautionner et de participer aux techniques de management indispensables pour y parvenir, au détriment des résidents et du personnel.

En d’autres termes, ce système repose sur la culpabilité généralisée. Il est alors facile d’attaquer des individus de temps à autre en criant au scandale, et de leur attribuer la culpabilité pénale des actes et comportements induits par ce type de management. N’importe qui est ainsi potentiellement justiciable.

* Cette culpabilité généralisée entraîne une loi du silence sur ses pratiques. Pour lutter contre cette omerta, l’IFRS a institué la pratique du wistleblowing, qui consiste à encourager les employés à dénoncer les pratiques frauduleuses quand ils y sont confrontés. Bien entendu, le système éjecte ses membres qui les dénoncent, mais le calcul ici est mauvais : l’employé licencié ne perd qu’un emploi, et à l’époque actuelle, dans le cadre de la pratique du turn over, et de la dévalorisation du travail, passer d’un emploi-kleenex à un autre tient de la routine.

En revanche l’entreprise « whistleblowée » a beaucoup plus a perdre : voir les dégâts engendrés chez Enron. Ainsi les brillants théoriciens de cette économie de marché n’ont rien trouvé de mieux que de se mettre en position de vulnérabilité, à la merci potentielle d’un seul individu. Désastreux sur le plan stratégique !

a) Changer les règles en restructurant un modèle économique antique et obsolète sur les bases de notre évolution scientifique actuelle :

Plutôt que de continuer à fonctionner dans un système aux règles truquées dans lequel tous les joueurs sont coupables, ne serait-il pas plus judicieux d’élaborer de nouvelles règles non truquées, qui seraient de l’intérêt de tout le monde ?

Le postulat du libéralisme qui présente les lois économiques comme scientifiques ne tient pas debout. Ces lois, pas plus que les principes d’Aristote dont ce dernier disait qu’ils reflétaient les lois de l’univers », ne sont ni universelles ni immuables, ce sont des inventions humaines, qu’il convient de changer si elles se révèlent nuisibles pour nous.

Ici la conception de l’argent symbole décrite par Korzybski est utile pour comprendre ce qui se passe : l’argent est un symbole d’échange entre humains, et sa valeur dépend des gens qui l’utilisent, elle repose sur une convention entre ses utilisateurs. Hors de ceux-ci, l’ « argent » n’existe pas : sans une structure humaine pour le concevoir comme tel et le désigner sous ce nom, il n’existe aucun « argent » préexistant à l’apparition de l’homme sur la planète, et dans un désert, une valise pleine de billet n’est pas « de l’argent », elle n’est qu’une valise de morceaux de papier recouverts d’encre, dépourvus de sens et de fonction sans une structure humaine pour lui attribuer une valeur d’échange.

En conséquence, la valeur de l’argent dépend de nous.

Si nous restructurons à partir de l’analyse ci-dessus, nous constatons qu’il est alors possible d’élaborer entre électeurs et élus un nouveau « contrat économique », conforme à notre « contrat social », structurellement similaire aux bases de notre constitution, et permettant d’effectuer des échanges sur des bases saines entre gens de bonne compagnie.

b) Restructurer sur la base des faits :

Sur quelles bases pratiques tangibles pouvons-nous élaborer ce nouveau contrat économique ?
En partant très prosaïquement non pas de budgets ni d’études de marchés élaborés sur des données informatiques douteuses et des prévisions à la fiabilité hypothétique, mais sur la base des faits :
– Quels sont les besoins humains à remplir ?
– De quels moyens et ressources disposons-nous exactement pour les remplir ? (financiers, matériels, humains, etc.)

c) Emploi : partir des capacités réelles des demandeurs d’emploi pour remplir des besoins humains réels :

Dans le domaine de l’emploi, parallèlement à toutes les mesures gouvernementales possibles et imaginables, il y aurait un moyen très simple de diminuer la pression :
Créer dans chaque municipalité un lieu de convivialité, de parole, de rencontre, sur le plan humain, dans lequel les gens qui cherchent du travail pourraient faire leur CV non pas en fonction de diplômes, mais de ce qu’ils savent faire et aiment faire exactement, de leurs capacités réelles, qui sont en réalité plus étendues que la marge de qualification que leur reconnaît l’ANPE.

La encore, plutôt que de limiter les capacités des demandeurs d’emploi au dixième de leur potentiel, à une marge de capacité minimum, ce à quoi se consacre l’ANPE, il est parfaitement possible de leur permettre de mettre sur pied des structures leur permettant d’utiliser l’ensemble de leurs capacités réelles et effectives.

Question : A quoi sert le travail ?

Réponse : A remplir des besoins humains.

Sur cette base, il est parfaitement possible de monter dans chaque municipalité des structures où les demandeurs d’emploi s’organiseraient pour assurer des services à la population, et auxquelles celle-ci pourrait s’adresser directement, et régler ceux-ci par le biais de cheques emploi service.

d) Changement de relations entre électeurs et élus :

Toutefois ceci passe par un changement d’attitude mentale de la part des électeurs et des élus :

* de la part des électeurs :
– par un minimum d’analyse sur la situation économique actuelle par une volonté de cesser de prendre les élus comme bouc émissaires de la situation économique actuelle et de détourner les enjeux économiques à des fins politiques : le non au projet de constitution européenne n’était pas un « non à Chirac », c’était un non aux règles économiques sur lesquelles repose ce traité, un refus des citoyens de continuer à en subir les conséquences.

– Par la prise de conscience que la situation du pays ne dépend pas seulement des décisions des élus, mais également du rôle des citoyens, et du fait que ceux-ci cessent de déléguer leur pouvoirs de réflexion et de décision aux premiers : il est possible d’agir hors du champ politique et sans argent en regroupant les ressources, énergie et matières grises dans des buts humains fixés. Limiter la seule action à la contestation politique ne mène à rien si au bout du compte on n’est pas capable de faire mieux que ce qui se fait.

– Par un changement relationnel envers les forces chargées d’assurer la sécurité des citoyens :

• Tout d’abord parce que s’opposer à ces forces revient à se placer dans un rapport de force dans lequel on est en état de faiblesse, ce qui est stratégiquement désastreux et signifie qu’on part perdant au départ.
• Ensuite parce que les rapports de force ne sont pas compatibles avec les bases de la démocratie, que ces forces sont au service des citoyens et que leur fonction consiste à assurer notre sécurité, non de servir de bouc émissaire à la vindicte des citoyens ni de défouloir au trop plein d’énergie des adolescents. Si les citoyens instaurent avec elles des relations de respect mutuel, ils peuvent ainsi sortir du cycle « provocation-répression » qu’ils impulsaient auparavant : pas de provocation = pas de répression.
• Enfin parce que l’expérience démontre (Irak) qu’un pays qui se retrouve privé de ses forces sombre dans le chaos et devient la proie des pillard, que celles-ci en sont alors les premières cibles, et que si nous vivons aujourd’hui en démocratie, c’est à elles que nous le devons.

* de la part des élus :

– Par la prise de conscience du rôle de chacun : il est impossible à des élus, si doués et bien intentionnés soient-ils, de décider à la place des citoyens, au dessus d’eux, car personne n’est mieux placé que ces derniers pour savoir ce qu’ils vivent et ce dont ils ont besoin. D’où la nécessité d’un changement dans la direction de l’impulsion :

– Au lieu de s’approprier le monopole des décisions, il est possible aux élus de consulter leurs électeurs auparavant, non pas seulement sur les bases de mots d’ordres politiques ou idéologiques, mais en fonction de ce que ceux-ci vivent réellement. L’impulsion ne soit pas aller du haut vers le bas, mais du bas vers le haut.

Ce dont il est question ici est un simple changement de relations, mais celui-ci est lié à l’application de la démocratie, dans la mesure où il est structurellement similaire à son modèle : « Liberté-Egalité-Fraternité » n’est pas compatible avec des rapports de force; sa traduction dans les faits implique un changement de stratégie – passer d’une stratégie basée sur l’intelligence des rapports de force à une stratégie basée sur la force des rapports d’intelligence – et un changement de structure de relation – « Une structure est l’ensemble des relations existant entre les éléments d’un ensemble » Henri Laborit. – basée sur l’inclusion de tous les éléments dans le même ensemble, et une structure de relation similaire à la structure de l’organisme humain : non-dominance, complémentarité, interdisciplinarité, ouverture informationnelle (Henri Laborit : « La Nouvelle Grille »)

Ce changement ne peut être imposé d’en haut, il ne peut provenir que de la volonté individuelle de le traduire au niveau des faits de la vie de tous les jours. Ce n’est pas ici une question de morale, mais de similarité de structure avec notre modèle politique, autrement dit, de cohérence. Il implique que nous cessions de penser et de nous comporter en fonction d’un modèle de comportement antique générateur de conflits tous azimuts pour adopter un modèle de relation permettant de vivre ensemble entre gens de bonne compagnie. Point besoin d’études pour cela, c’est du niveau de la maternelle, et tout individu normalement constitué est en mesure de le comprendre.

Ce changement de structure de relation peut alors permettre un changement de relations entre les différents courants politiques de la nation : en finir avec les relations de compétition et de dominance entre les différents partis pour considérer ceux-ci en termes de complémentarité, et voir ce qu’ils peuvent construire ensemble.

– Sur le plan économique : si les députés remettent en cause les règles économiques actuelles dont la population ne veut pas, il me semble qu’il existe ici des bases d’accord et de compréhension : il est possible à partir de la pour nos élus de se faire nos portes parole auprès des instances internationales, de les informer que nous ne sommes plus d’accord pour accepter des contrats truqués, qui s’exercent à notre détriment, et sont sur notre territoire complètement inconstitutionnels, et que par conséquent nous demandons une révisions de ces règles.

4. Moyens dont nous disposons réellement pour remplir les besoins humains.

a) Elaborer les bases d’une économie non truquée sur le plan national :

Partir de notre modèle démocratique : élaborer un modèle économique structurellement similaire à notre constitution :

Répertorier les besoins humains réels,

Répertorier l’ensemble des moyens dont le pays dispose réellement à tous les niveaux.

Dans notre pays, les moyens doivent être supérieurs aux besoins.

– commencer dans un premier temps à remplir les besoins humains, puis voir ce qu’on fait du surplus.

– Instituer des règles commerciales

* qui soient de l’intérêt de tous les partenaires,
* qui permettent d’enrichir les gens qui n’ont rien => relèvement de tous les niveaux de la société : les riches restent riches, mais utilisent leur richesse pour enrichir les pauvres. (voir « Une mondialisation non-aristotélicienne »)
– restructurer le travail en fonction des besoins humains :
– au niveau des entreprises : licencier les emplois parasitiques et former et embaucher des gens remplissant les fonctions réelles; il suffirait pour cela que l’Etat institue, comme en Belgique pour le personnel infirmier, des normes en personnel, dont le non respect entraînerait la fermeture de l’établissement dans les 24 heures.

– contrôle des comptes des entreprises par des associations de gestions agrées permettant des contrôles rapide : il n’est pas logique que des contrôles de comptabilité durent des années, alors qu’ils devraient pouvoir être transparents et consultés en 5 minutes : mettre des garde-fous légaux engendrant la transparence; publication publique mensuelle des comptes, etc.

– redéfinir les interdits en fonction d’une nocivité réelle et démontrable : supprimer les formations de management financées par des sectes ou utilisant des méthodes basées sur la déshumanisation, supprimer le harcèlement professionnel.

– Elaborer des règles d’une économie non-aristotélicienne basée par la prise en compte des ressources et des capacités réelles, qui sont plus étendues que celles répertoriées, autrement dit, en fonction d’une carte du territoire plus fiable et plus prometteuse que celle qui a cours actuellement.

et l’expérimenter dans un premier temps sur notre territoire, comme une expérience pouvant profiter également aux autres pays : si elle se révèle concluante au niveau national, elle peut alors être étendue au niveau international et constituer une alternative à l’économie de marché actuelle, qui de toutes façons est appelée à s’effondrer à plus ou moins long terme par épuisement des ressources : le fait est que si, après expérimentation, une économie non-aristotélicienne donne des résultats conformes aux attentes de départ, et se révèle de l’intérêt de tous les partenaires, ceux-ci ont alors intérêt à l’adopter.

Ce dont il est question ici est de structurer l’économie en fonction du paradigme scientifique de notre époque.

b) Passer du national à l’international :

– Appliquer le même principe, qui est comparable à l’origine à ce qui s’est passé au sein de la communauté européenne, ou les fonds européens ont servi à certains pays à acquérir une situation économique bien meilleure (Espagne).

– Portés à l’universalité sur le plan international, les résultats sont l’inverse de l’économie actuelle : au lieu d’un pillage économique et d’un enrichissement d’une minorité au détriment de la majorité, on aboutit à un développement des ressources et à enrichissement global.

Ce dont il est question ici n’est pas d’élaborer une économie antagoniste à celle qui existe, ni contre les intérêts de ceux qui la dirigent, mais une économie qui peut inclure ces derniers dans la mesure où ils acceptent d’en respecter les règles, règles qui seront également dans leur intérêt, tout comme elle est dans l’intérêt des gens au détriment desquels s’exerce actuellement l’économie de marché. Ce dont il est question ici est d’un changement de paradigme au niveau économique, qui implique de passer le cap d’une économie structurée sur des bases antiques (Aristote : 4° siècle avant JC) par une économie structurée sur les bases de notre paradigme scientifique actuel.

Sur le plan de notre structure mentale, cela implique de sortir de la logique dualiste aristotélicienne du conflit (droite contre gauche, libéralisme contre socialisme, électeurs contre élus, etc.) pour opérer un rassemblement des énergie et des capacités sur la base de notre modèle de démocratie républicaine dont tout le monde se réclame et dont il dépend des uns comme des autres qu’il soit appliqué, et de personne d’autre.
.
La seule condition consiste à intégrer les bases de la sémantique générale : non pas un ersatz de sémantique générale revue et corrigée par les experts en management, mais simplement les principes de bases de la SG élaborés et énoncés par Korzybski, que chacun peut apprendre par lui-même (voir la documentation en ligne dans le site « La sémantique générale pour tous »), appliquer , intégrer, et le cas échéant de développer.

Ceci passe également
– par une prise de conscience de la responsabilité personnelle et des conséquences de l’inaction et du manque de réflexion,
– par la prise de conscience des capacités, des ressources et des moyens réels, qui sont actuellement inutilisés,
– par la prise de conscience que la situation n’est ni tragique, ni désespérée, mais qu’elle dépend de nous, et de notre attitude ici et maintenant.

Isabelle BAUDRON-AUBERT
16/03/06

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